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Le terme RSE (Responsabilité Sociale – ou Sociétale – des Entreprises, parfois également Responsabilité Sociale & Environnementale) fait référence à l’ensemble des pratiques menées par une entreprise en vue de respecter les grands principes du développement durable et de limiter son impact négatif sur la société. Cela porte sur les aspects sociaux, environnementaux et économiques.

Dans la pratique, la RSE se concrétise par des usages commerciaux équitables, une gouvernance éthique, une gestion des ressources humaines axée sur le personnel, une utilisation responsable des ressources naturelles, la protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique, le respect des communautés locales, un devoir de vigilance et de responsabilité tout au long de la chaîne logistique mondiale. On retrouve également de plus en plus la démarche RSE à l’échelle de marques désireuses de (re)créer une préférence chez leurs consommateurs, à travers un élément d’engagement qui devient partie intégrante de la proposition de valeur. On parle alors de Responsabilité Sociétale de la Marque (RSM).

Alors qu’elle était à l’origine une initiative dépendant de la seule volonté des dirigeants des entreprises, la RSE a fait son apparition dans la réglementation en France à l’occasion du vote en 2009 de la loi dite « Grenelle I », complétée en 2010 par le « Grenelle II ». Ce corpus réglementaire a drastiquement renforcé les devoirs des entreprises et les exigences de publication en matière de RSE, en l’étendant en particulier aux sociétés non-cotées, et en obligeant les entreprises concernées à une certification menée par un tiers indépendant. En 2017, un nouveau pas était franchi avec la transcription d’une directive européenne sur le reporting extra-financier. Celle-ci oblige les grandes entreprises (plus de 500 salariés, bilan dépassant 20 millions d’euros ou CA supérieur à 40 millions d’euros) ou les sociétés non cotées ayant plus de 500 salariés avec un total de bilan ou de CA supérieur à 100 millions d’euros à formaliser une « déclaration de performance extra financière des entreprises » très structurée. Celle-ci doit en effet comporter une analyse des risques conduisant à ne présenter des informations que sur les thématiques à risque significatif – en intégrant par exemple une présentation d’objectifs fixés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et les moyens mis en œuvre à cet effet.

Par ailleurs, des référentiels internationaux(GRI), des codes de conduite des entreprises (Global compact) ou des certifications, normes ou labels (SA8000…) sont apparus à l’échelle globale tandis que des ONG telles que B-Corp attribue un label de plus en plus valorisant et recherché aux entreprises désireuses de faire de la RSE une partie consubstantielle de leur business model.

Ces dernières années, sous la pression croissante des consommateurs et de parties prenantes de plus en plus vocales dans l’espace public, les démarches RSE des entreprises sont clairement devenues un facteur essentiel de leur réputation. La 3e édition de l’étude «Comparatif de la performance Responsabilité Sociale & Environnementale (RSE) des entreprises françaises avec celle des pays de l’OCDE et des BRICS» menée par le cabinet de notation EcoVadis, présentée en avril 2019, révèle que les entreprises françaises progressent fortement et arrivent en 3e position pour leur niveau de management de la RSE. 70% des PME/ETI et 75% des grandes entreprises françaises disposent désormais d’un système de gestion de la RSE « adapté », voire « exemplaire ». La part d’entreprises de niveau “exemplaire” a été multipliée par trois pour les grandes entreprises et par neuf pour les PME/ETI depuis la première édition, en 2015.