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Dans un article daté du 24 janvier, intitulé « l’Ere Post-RSE », « Le Monde » évoque comment les entreprises réunis au Parlement des Entrepreneurs d’Avenir à L’OCDE ont intégré l’intérêt stratégique de leur engagement dans la RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise).

Oui, la RSE est devenue incontournable pour toutes les entreprises, quelque que soit leur secteur : pour la pérennité même de leur activité (sourcing durable, droit d’exercer, …) ; pour leur attractivité vis à vis des talents qu’elles ont besoin de recruter et aussi pour leurs clients et consommateurs ! Car aujourd’hui, ces derniers passent de plus en plus de l’intention à l’action en changeant leurs habitudes notamment lorsqu’une marque concurrente leur propose d’être plus vertueux et de diminuer les impacts négatifs de leur consommation.

L’ère post RSE comme le précise le président du Parlement des Entrepreneurs d’Avenir, Jacques Huybrechts, c’est la capacité d’aller précisément plus loin que la maitrise de ses impacts sur les hommes et l’environnement et de devenir une entreprise à mission en mettant notamment « l’économie au service de la planète ».

C’est évidemment un objectif formidable que d’engager son entreprise et toute son activité dans une mission sociétale, de devenir une entreprise toute entière engagée qui embrasse l’idée de devenir porteuse de progrès pour l’humanité. Mais gardons-nous de bruler les étapes. Définir sa mission sociétale, sa raison d’être doit tout d’abord être un tremplin pour aller jusqu’au bout de la transformation des modèles d’affaires : tendre vers une économie circulaire, un impact zero (déchets, GES, déforestation, …), protéger les ressources naturelles et la biodiversité ou encore promouvoir une éthique toujours plus exigeante vis à vis des hommes et des femmes… Tels sont les combats qui doivent être les fondements de l’engagement sociétale de l’entreprise.

Pas de Raison d’Être ou de RSM sans une RSE solide et étayée

A la LinkUp Factory, nous sommes convaincus que non seulement les entreprises mais aussi les marques doivent se réinventer pour devenir contributrices à l’atteinte des objectifs de développement durable. Cependant, la Raison d’Être tout comme la RSM, la Responsabilité Sociétale des Marques, ne sauraient exister sans une RSE solide, étayée et communiquée de manière transparente et accessible à toutes les parties prenantes.

Enfin, à l’heure où la consommation frugale fait de plus en plus d’adeptes et où les consommateurs citoyens veulent eux aussi contribuer à inventer de nouveaux modes de consommation moins destructeurs pour les Hommes et la planète, il nous semble essentiel de se préoccuper des modèles de consommation, du bon usage des produits ou services (santé, dechets, tri, …) et d’embarquer ses clients. L’impact de l’entreprise ne s’arrêtant pas à sa porte : son devoir est aussi de fonder une relation nouvelle avec ses publics pour faciliter et accélérer, dans son domaine de compétence, l’engagement individuel et collectif pour des modes de vie réellement durables.

 

Sandrine Raffin, Présidente-fondatrice de LinkUp Factory